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Musique classique et opéra par Classissima

Riccardo Muti

mercredi 28 juin 2017


Jefopera

14 juin

Un superbe Stabat mater de Rossini sous les voutes de la Basilique de Saint-Denis

JefoperaKarine DeshayesMadrid, 1831. Rossini, en voyage, est reçu fastueusement par un ecclésiastique mélomane, le chanoine Varela. Avant de quitter l’Espagne, le compositeur italien promet à son hôte de lui écrire un Stabat Mater pour la semaine sainte de 1832.   Le temps passe et Rossini, comme d’habitude, peine à se mettre à l’ouvrage. Quand l’échéance approche, il confie en catastrophe l’écriture de quelques numéros à l’un de ses protégés, Giovanni Tadolini. Le Stabat est envoyé juste à temps.   Deux ans plus tard, le chanoine Varela décède. Ses exécuteurs testamentaires vendent la partition, laquelle changera plusieurs fois de propriétaire jusqu’à tomber dans les mains d’un éditeur de musique connu du compositeur. La perspective qu’un « demi-faux » circule sous son nom l'inquiète et le conduit à réécrire les pièces de Tadolini -qui ne devaient pas être du meilleur cru. Rossini se remet donc au travail.   Le Stabat Mater tel que nous le connaissons est joué pour la première fois, à Paris, le 7 janvier 1842. Un chroniqueur de l'époque rapporte : Le nom de Rossini fut scandé dans un tonnerre d'applaudissement. La totalité de la pièce transporta l'audience ; le triomphe fut complet. Trois numéros furent bissés et l'audience quitta la salle saisie d'une admiration qui gagna rapidement tout Paris.   En mars, Donizetti conduit la première italienne, à Bologne. Le succès est énorme : après la dernière représentation, Rossini est raccompagné chez lui sous les acclamations de plus de 500 personnes.  Ce que l'on comprend aisément, tant cette pièce est belle. Ensembles, parties chorales a capella, solos, duos et quatuor se succèdent dans un ordonnancement d’une grande tenue et d’une efficacité dramatique que seul le Requiem de Verdi parviendra à égaler. Le final fugué, notamment, est d'une force tout à fait saisissante.   Hier soir, à la Basilique royale, dans le cadre du Festival de Saint-Denis, Daniele Rustioni, le jeune chef milanais qui, à la rentrée prochaine, va prendre la tête de l'Orchestre de l'Opéra de Lyon, dirigeait l'Orchestre de chambre de Paris et le chœur Les Éléments.   Précis, rigoureux, ne laissant rien au hasard, il a livré du Stabat une interprétation d’une grande élégance, dans un souci permanent de clarté et de respect des équilibres entre chœur, orchestre et solistes. En le voyant diriger, il était d'ailleurs difficile de ne pas penser à son illustre ainé, Riccardo Muti, qui a donné tant de concerts magnifiques à Saint-Denis.    Des quatre excellents solistes (la soprano libanaise Joyce El Khoury, la mezzo Karine Deshayes et les chanteurs uruguayens Erwin Schrott, baryton basse, et Edgardo Rocha, ténor), j’avoue une admiration et une tendresse particulières pour notre Karine, dont la voix superbe a résonné, sous les voutes de la Basilique encore illuminées du soleil de juin, avec une plénitude d'une force bouleversante.   La voici dans un autre air de Rossini, très célèbre, celui de Rosine dans Le Barbier de Séville :  

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18 mai

Eugène Onéguine de Tchaïkovski à l’Opéra-Bastille

« Eugène Onéguine » à l’Opéra-Bastille, mai 2017 : Mr Triquet (Raúl Giménez) / © Guergana Damianova (OnP) Lors de la dernière reprise qu’on ait vue de cet Onéguine (c’était en 1998 avec Thomas Hampson), on l’avait trouvé terriblement fripé, terne, portant son âge, trois ans, et une reprise déjà, Croft succédant dans le rôle titre à Michaels-Moore : un des plus vieux spectacles de notre Bastille. La mise en scène de Willy Decker, simplificatrice, nous dispensait astucieusement des ballets qui font hors-d’œuvre et de pas mal de figuration. Ressortaient seuls les personnages, mais un peu uniformisés en silhouettes souvent à contre-jour et pas toujours confortables, constamment sur plan incliné et semblant avoir besoin (seule gestuelle permise) de se raccrocher aux parois. C’était devenu un Onéguine de pure routine, refourbi et éclairé à la va-vite. Repris encore aussi tard que 2011, on se disait : Non, merci. « Eugène Onéguine » à l’Opéra-Bastille, mai 2017 : Lenski (Pavel Černoch) & Eugène Onéguine (Peter Mattei) / © Guergana Damianova (OnP) « Eugène Onéguine » à l’Opéra-Bastille, mai 2017 : Tatiana (Anna Netrebko) & Le Prince Grémine (Alexander Tsymbalyuk) / © Guergana Damianova (OnP) La très bonne surprise de l’ère Lissner c’est que certaines reprises y retrouvent un goût de neuf et, en l’occurrence pour celle-ci, d’indémodable, de classique. Il est vrai que la plupart auront un peu oublié (ou ignoré) la production du Bolchoï entretemps importée à Garnier, inopinément et en supplément, à la fin de l’ère Mortier, pour les débuts de Tcherniakov. Ce moderne Onéguine privé de campagne où tout se passe dedans, et pratiquement autour d’une table (quand ce n’est pas dessus, debout au clair de lune, comme Tatiana censée écrire sa lettre), périmait irréparablement, pouvait-on croire, la production signée Decker. Eh bien Willy Decker revient, bien éclairé, avec un nouveau cast, une star vocale de première grandeur et un sublime chanteur/acteur (ce qui n’est pas vraiment la même chose), bien répété et remis à neuf, et Onéguine triomphe. « Eugène Onéguine » à l’Opéra-Bastille, mai 2017 : Tatiana (Anna Netrebko) & Eugène Onéguine (Peter Mattei) / © Guergana Damianova (OnP) « Eugène Onéguine » à l’Opéra-Bastille, mai 2017 : Tatiana (Anna Netrebko) / © Guergana Damianova (OnP) Pour Sa Tatiana n’est plus une jeune fille, certes ; et beaucoup, pressés de l’applaudir, ce n’était qu’un gala Netrebko : Anna Netrebko refoulant les planches de Bastille au jour où, en forme royale de toute la saison, plus personne ne lui conteste la couronne lyrique absolue d’aujourd’hui. Et sûrement sur cette lancée (et avec Muti !) elle pourra être à Salzbourg la sensationnelle Aida qui nous manque. sûrement lors de la lettre la plongée dans l’intériorité dont était capable, par « Eugène Onéguine » (Opéra-Bastille, 2017) : Tatiana (Anna Netrebko) / © G. Damianova (OnP) le simple timbre et une sorte d’effacement du son, une Varady naguère, n’a jamais été dans les cordes d’une chanteuse essentiellement saine, peu amie de l’introspection, et qui aime à avoir les choses à chanter qui vont droit devant elles. Passent dans cette Tatiana des accents, mais des effets aussi, d’une Violetta qu’elle peut encore chanter, et de Leonora. Elle est capable de donner un son piano, à partir de la plénitude du timbre : et peu aujourd’hui savent passer de l’un à l’autre. Mais chanter intérieur, en un sens, n’est simplement pas dans ses cordes. Sublime chanteuse, mais pas précisément d’âme slave, telle qu’on l’a entendue ici. C’est sans doute à cause de la superstar qu’on a tellement soigné cette reprise. « Eugène Onéguine » à l’Opéra-Bastille, mai 2017 : Tatiana (Anna Netrebko) & Le Prince Grémine (Alexander Tsymbalyuk) / © Guergana Damianova (OnP) Deux dames se sont haussées au même niveau d’excellence : en Olga Varduhi Abrahamyan, qu’on suit de l’œil depuis ses timides premiers rôles à Toulouse, où se discernait déjà la qualité star, qui rayonne désormais. Et Hanna Schwarz en Filipovna, si humble et naturelle, si vraie. La Larina de Elena Zaremba, au regard, ne se débarrasse pas d’un certain empois, qui peut se faire stridence. « Eugène Onéguine » à l’Opéra-Bastille, mai 2017 : Tatiana (Anna Netrebko), Larina (Elena Zaremba), Olga (Varduhi Abrahamyan), Filipievna (Hanna Schwarz), Eugène Onéguine (Peter Mattei) & Lenski (Pavel Černoch) / © Guergana Damianova (OnP) Mais l’autre (et peut être plus vraie) star, ce soir, c’est Peter Mattei. Il y a des âges : à Aix, il était presque trop jeune, trop tendre, trop visiblement vulnérable pour réussir pleinement son Onéguine, pourtant à fondre et divinement chanté. L’autorité, le poids, l’amertume intérieure lui sont devenus, aujourd’hui, naturels, et sa silhouette, son port toujours splendides font qu’il incarne et joue un Onéguine aussi idéal qu’il le chante. « Eugène Onéguine » (Opéra-Bastille, 2017) : Olga (Varduhi Abrahamyan), Larina (Elena Zaremba), Tatiana (Anna Netrebko) © Guergana Damianova (OnP) Le Lenski, Pavel Černoch, a tout sauf une voix vraiment jolie (s’agissant d’un ténor du moins). Mais la phrase est d’une sensibilité musicale exquise et il fait des choses d’un raffinement vocal et poétique absolu dans son grand dernier air. Gremine ne fait que paraître et chanter son air, on le sait. Mais Alexander Tsymbalyuk le fait de telle façon qu’on ne risque pas de l’oublier. Délicieux fantoche de Mr Triquet avec l’ineffable Raúl Giménez. « Eugène Onéguine » à l’Opéra-Bastille, mai 2017 : Tatiana (Anna Netrebko) & Eugène Onéguine (Peter Mattei) / © Guergana Damianova (OnP) « Eugène Onéguine » à l’Opéra-Bastille, mai 2017 : Tatiana (Anna Netrebko) & Filipievna (Hanna Schwarz) / © Guergana Damianova (OnP) Les chœurs de José Luis Basso s’en donnent à cœur joie (et il y en a, sous différents jours). L’orchestre avec Edward Gardner a joué avec un ensemble, une souplesse et un brio de sonorité parfaits : mais c’est seulement en deuxième partie avec l’air de Lenski que lui est venue dans le timbre, dans la couleur, cette qualité de mélancolie lumineuse qui est si essentielle à Tchaïkovski. Nul doute qu’ayant donné l’intégrale de ses symphonies (comme c’est au programme de sa saison prochaine avec Philippe Jordan) il l’aura plus naturellement dans ses cordes. Si on reprend cet Onéguine qui a été accueilli comme un classique, intemporel et toujours actuel, on ira écouter, voir la différence ! « Eugène Onéguine » à l’Opéra-Bastille, mai 2017 : Tatiana (Anna Netrebko) & Filipievna (Hanna Schwarz) / © Guergana Damianova (OnP) Opéra-Bastille, 13 mai 2017




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7 avril

Le blog-notes de Claude Samuel Un orchestre, deux statuts – Misogynie et antisémitisme Fiction : un salut nazi à Garnier

Otto Nicolaï (1810-1849) Le fondateur, auteur des « Joyeuses Commères de Windsor » DR Lorsqu’ils firent leurs débuts, le 28 mars 1842, dans la salle de la Redoute, ils étaient soixante-dix ; aujourd’hui, ils sont plus du double —des seigneurs : les musiciens de l’Orchestre Philharmonique de Vienne, ceux qui proposent chaque année à destination de cinquante millions de téléspectateurs à travers le monde leur concert du Nouvel An, johannstraussien à souhait. C’est leur histoire que Christian Merlin a épluchée avec un zèle, un souci du détail qui me fascinent. Le résultat est un ouvrage de 574 pages, sous-titré « biographie d’un orchestre », que viennent de publier les Editions Buchet-Chastel. Il n’en faut sans doute pas moins pour décrypter et expliquer, à travers vents et marées, le fonctionnement d’une formation symphonique de légende, dont l’un des bras armés donne des concerts, enregistre des disques, fait des tournées et l’autre passe ses soirées dans la fosse de l’Opéra de Vienne. Le premier est une association de droit privé, auto-gérée, qui fait des affaires et en répartit les bénéfices à l’ensemble de ses membres, les « Philharmoniker » ; l’autre est un service public dont les employés sont salariés au mois. Système très étrange, mais qui fonctionne depuis si longtemps, et si bien que la qualité est mondialement reconnue, que les plus illustres baguettes y ont exercé leur talent, de Furtwaengler à Karajan, de Leonard Bernstein à Pierre Boulez. La violoniste Isabelle Ballot. Quoique femme et française, elle fut néanmoins admise en septembre 2005 dans la fosse de l’Opéra de Vienne. DR Etats d’âme Tout a été dit et répété sur ces maestros qui ont couru le monde ; mais peu de choses sur les individus qui ont constitué cette collectivité, lesquels ont leurs ambitions, leurs états d’âme, leurs faiblesses. Une plongée dans les archives lorsqu’elles sont bien préservées révèlent les ombres et les pénombres ; donc, certains ont aimé un peu trop l’alcool, tel le Stimmführer Samohyl ; d’autres se sont un peu trop attardés sur les jambes d’une jolie danseuse (page 142). Mais tous sont plus ou moins misogynes et il aura fallu attendre quelques décennies avant qu’une jeune femme (une harpiste, naturellement) soit admise dans la société très fermée des Philharmoniker. L’année dernière, elles étaient quarante-huit (dont une française) soit une proportion de 9,4 %. Le conservatisme Toujours au chapitre des chiffres, nous apprenons que 59,2% des musiciens sont autrichiens et que les Japonais, Coréens et autres Chinois sont plutôt moins nombreux qu’ailleurs ; que, comme dans toutes les formations symphoniques, le conservatisme règne, et je garde le souvenir de mes nombreuses réunions avec les musiciens des orchestres de Radio-France où nous tentions de déterminer ce qui est moderne et ce qui ne l’est pas… Vaste problème. Mais Christian Merlin nous rappelle que lorsque l’Opéra de Vienne programma Wozzeck pour la première fois, le basson solo monta au créneau pour dénoncer « des expérimentations tout à fait douteuses… » Quant à Mahler, en son temps, il eut aussi du fil à retordre avec sa propre musique. Gustav Mahler, qui fut chef des « concerts d’abonnement » de 1898 à 1901 et qui emmena, pour la première fois, les Philharmoniker à Paris. Mahler, juif quoique converti au catholicisme dans une ville (la ville de Freud et de Schoenberg) où l’antisémitisme fut un mal permanent. Gustav Mahler, « un chef hypermoderne » DR Les révoltés Et c’est donc sans surprise que nous découvrons dans l’ouvrage de Christian Merlin que l’arrivée du nazisme et l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne le 12 mars 1938, qui interrompirent d’emblée l’enregistrement de La Walkyrie sous la baguette de Bruno Walter, fut un véritable cataclysme pour l’Orchestre. Parmi les musiciens, il y eut, comme ailleurs, les révoltés, les soumis, les zélés… Quant à la dénazification, elle fut, preuves à l’appui, plutôt modérée. Mais la mémoire a tout conservé, et j’imagine que certains descendants de ces dynasties de Philharmoniker préfèrent jeter le voile de l’oubli… Tandis que passent dans notre champ de vision un Solti, un Lorin Maazel (qui a dirigé l’Orchestre à 408 reprises en cinquante-deux ans), un Abbado, un Muti, un Mehta, un Ozawa et un Carlos Kleiber, chef génial dont la diplomatie n’était pas la vertu majeure et qui interrompit le 8 décembre 1982 une répétition de la 4e Symphonie de Beethoven puis prit la fuite… Carlos Kleiber (1930-2004) Un chef météore DR La référence Telle est l’histoire des Philharmoniker viennois, mais largement transposable aux problèmes que vivent au quotidien tant d’orchestres internationaux. D’où l’intérêt d’un ouvrage désormais de référence, pour amateurs et professionnels avertis. Fiction Quant au problème latent des orchestres et de toutes collectivités, il est également, mais sous forme de fiction, traité par François Garde dans L’effroi, récente publication de Gallimard où l’auteur imagine la surprise des musiciens (et des spectateurs du Palais Garnier) le jour où, avant de lever la baguette pour diriger Cosi fan tutte, un certain Craon, chef de renommée mondiale, fit le salut nazi et s’exclama « de sa belle voix de baryton « Heil Hitler ». Il y eut ensuite les courageux, et les autres… Retrouvez la chronique de Claude Samuel dans le magazine Diapason d’avril 2017 : « Ce jour-là, 28 juillet 1750 : la mort de Bach »



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13 février

DVD, coffret événement. Annonce. W. A. MOZART : The complete operas 225, Salzburger Festspiele (33 dvd, Decca, Deutsche Grammophon)

DVD, coffret événement. Annonce. W. A. MOZART : The complete operas 225, Salzburger Festspiele (33 dvd, Decca, Deutsche Grammophon). Concentré d’opéra. Prolongeant l’exceptionnel cru 2006 à Salzbourg quand le festival estival fêtait le 250è anniversaire du génie local Wolfgang Mozart, voici le coffret dvd qui en découle, célébrant cette fois en 2016, les 225 ans de sa disparition. Les 22 opéras dont il est question récapitule l’odyssée lyrique du compositeur, né galant et post baroque, dont l’évolution artistique traverse et synthétise aussi les tendances stylistiques de son époque des années 1770 à 1790, soit des Lumières au romantisme, passant, fusionnant, réinterprétant l’élégance et la virtuosité (germanique), la séduction (italienne) et la puissance chorale et dramatique (française), le Sturm und drang et l’Empfindsamkeit, la profondeur et le sens du contraste, toujours au service de la vérité. Mozart a réuni ce que le premier XVIIIè avait séparé sous la contrainte de l’opera seria alla napolitana : le tragique et le comique, renouant avec une langue savante et souple, naturelle et flexible qui mêle comme les Vénitiens du XVIIè (Monteverdi, Caldara, Cesti, Cavalli…), la vitalité du mélange des genres. Son théâtre façonne peu à peu au diapason des affects humains, une nouvelle comédie « giocosa », l’exemple le plus fameux en étant Don Giovanni, « dramma giocoso ». Le giocoso c’est à dire joyeux n’écartant ni le tragique (Elvira), le pathétique (Anna), le comique (Leporello)… Le voyage est l’un des plus savoureux, proposé dans une somme incontournable en son habit rouge basque, comme l’excellente nouvelle intégrale 225 – coffret miraculeux, vendu à plus de 1 million d’exemplaires (record discographique toute catégorie 2016), arborait une parure vert absinthe. Le coffret des 22 opéras en dvd, fixe le souvenir des productions présentées en 2006 à Salzbourg (intégrale à l’initiative de son directeur artistique d’alors Peter Ruzicka) auxquelles se joint pour réunir une intégrale, la fameuse Clemenza di Tito de Nikolaus Harnoncourt en 2003, enregistrée in loco. Evidemment aux côtés des incunables, trésors de la maturité, immortels chefs d’oeuvre par leur accomplissement musical et leur profondeur poétique et spirituelle, s’imposent désormais à nous, les opus moins connus, premiers essais, partitions éclectiques inclassables, – le coffret réunissant aussi sous la bannière vocal, tous les ouvrages sacrés (festa teatrale, oratorios, intermèdes latins, action sacrée, le jeune Mozart étant serviteur à ses débuts de la première Cour religieuse d’Autriche, après Vienne bien sûr)…, sans omettre les drames chantés en allemands (Zaide, singspiel… aboutissant au chef d’oeuvre final : la Flute enchantée), soit autant de maillons décisifs et si révélateurs des transitions stylistiques : Apollo et Hyacinthus, Die Schuldigkeit des Ersten Gebots, Der Schauspieldirektor, Bastien und Bastienne ; réunis en « trilogie » : La Finta Simplice, Mitridate – le premier seria, La Betulia Liberata (le premier Metastase de Wolfgang), Ascanio in alba, Il Sogno di Scipione, Lucio Silla (coproduction de la Fenice de Venise avec la Giunia d’Annick Massis : époustouflante de vérité), La Finta giardiniera (premier giocoso, avec l’Armida de Véronique Gens et le Belfiore de John Marl Ainsley), Il re pastore (Thomas Hengelbrock, direction, avec Kresimir Spicer dans le rôle d’Alexandre), le spectacle Irrfahrten II & III (Abdenempfindung, pasticcio d’oeuvres éparses de Mozart / Rex tremenndus comprenant Lo sposo deluso, L’oca del Cairo)… Les grandes oeuvres suivent : Idomeneo (seria de maturité propre aux années 1780, sous la direction de Sir Roger Norrington / Ursel & Karl-Ernst Herrmann, mise en scène / avec Ramón Vargas et Magdalena Kozena, en Idomeneo et Idamante) ; autres maillons méconnus, Zaide (avec le sultan Solimena de John Mark Ainsley), Adama ; L’Enlèvement au Sérail (Die Entführung aus dem serail, avec Charles Castronovo en Belmonte). La trilogie conçue avec Lorenzo da Ponte : Les Nozze di Figaro, immortelle splendeur sombre à la Ibsen, conçue par Claus Guth (avec Netrebko / Suzanna, Röschmann / La Comtesse, Franz-Josef Selig / Bartolo, sous la direction de Nikolaus Harnoncourt (le même CLaus Guth met ici en scène, Zaide et Adama) ; Don Giovanni par Daniel Harding dans l’impossible mise en scène de Martin Kusej (obsédé par les femmes en culottes et soutifs), avec Thomas Hampson dans le rôle-titre ; Enfin, le Cosi fan tutte des mêmes Herrmann (voir Idomeneo ci avant) sous la direction de Manfred Honeck, avec Stéphane Degout (Guglielmo). Comme deux diamants sombres et lumineux : les deux derniers ouvrages de Mozart en son ultime année 1791, Die Zaubertflöte / La Flûte enchantée (opéra allemand) sous la direction de Riccardo Muti avec une distribution irrésistible : René Pape (Sarastro), Christian Gerhaher (Papageno), Diana Damrau (La reine de la nuit), Genia Kühmeier (Pamina)… enfin comme indiqué précédemment, l’éditeur a complété cette intégrale impressionnante par la réédition de La Clemenza di Tito version Harnoncourt 2003, (mise en scène assagie, plus digeste de Martin Kusej) avec un plateau touché par la sincérité : Dorothea Röschmann (Vitellia), Vesselina Kasarova (Sesto), Elina Garanca (Annio), Luca Pisaroni (Publio)… En plus de l’exhaustivité, le coffret nous rappelle l’incarnation mémorable de certains chanteurs à leur meilleur dans des rôles taillés pour leur intensité. Coffret incontournable. Seule réserve : dommage que comme pour le coffret Mozart 225, la nouvelle intégrale 206, le coffret rouge dvd ne bénéficie pas d’un livret éditorial aussi soigné. Certaines productions et certains ouvrages méconnus auraient mérité d’être expliqués… Somme magistrale néanmoins. CLIC de CLASSIQUENEWS de février 2017. ____________________ DVD, coffret événement. Annonce. W. A. MOZART : The complete operas 225, Salzburger Festspiele (33 dvd, Decca, Deutsche Grammophon)

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4 février

Dvořák en Méditerranée : quand Marseille découvrait la 9e Symphonie

Quand j'ai réalisé des recherches intensives pour mon analyse sur Dvořák et la France, il y a un peu plus de dix ans, j'avais pour objectif de revenir aux sources même des informations sur le grand compositeur. Je ne voulais pas me contenter de reproduire, hélas, ce procédé si commode et si fréquent dans la musicologie, celui de recopier servilement en les parant de nouveaux artifices de langage des études déjà réalisées qui, bien souvent, se contentaient de paraphraser d'autres études. La collecte fut difficile, mais salutaire. Je fus peut-être - restons prudent - le redécouvreur de cette médaille d'or que la Ville de Paris remit très officiellement au compositeur tchèque, en avril 1904. L'objet dormait dans les archives du musée dédié au compositeur, à Prague, et c'est avec une réelle émotion que sa directrice me le présenta, car nul ne savait plus son histoire. J'explorai les premières interprétations de la musique de Dvořák dans notre pays, qui précédèrent bien souvent leur exportation au Royaume-uni, à l'encontre de tout ce qui avait pu être écrit et recopié sans recul. J'allai à l'Institut de France photographier les décisions de l'Académie des Beaux-Arts qui envisageaient, sur proposition de Camille Saint-Saëns, de désigner Dvořák comme correspondant étranger, et à l'Opéra Garnier exhumer cet autographe du Diable et Catherine (Čert a Káča) dûment envoyé par le compositeur à l'archiviste Charles Malherbe. Tout cela, et bien autre chose, a fait l'objet d'une publication dans un livre, Antonín Dvořák, un musicien par-delà les frontières, toujours disponible aujourd'hui. Mais j'échouai à identifier une information importante. Oskar Nedbal, devais-je écrire comme d'autres avant moi, fut le premier à diriger la Symphonie du Nouveau Monde en France, au cours de l'Exposition universelle de 1900 à Paris. C'est faux. Le matériel aujourd'hui disponible en ligne nous apprend que cette même symphonie avait été jouée fin 1899 dans la ville de Marseille. La première française de cette immense page a donc eu lieu en province, et nous ne pouvons que regretter que le chef visionnaire qui l'introduisit chez nous soit tombé dans un oubli complet. Car qui donc se souvient encore de Caliste Borelli ? Marseille vers 1900 et  Antonín Dvořák (médaillon) Caliste Borelli, premier défenseur du Nouveau Monde en FranceLes repères biographiques sur Caliste Borelli (1832-1901) sont rares. On lit dans des coupures de presse clairsemées que cet Italien de naissance, maître de chapelle du roi d'Italie, est premier alto dans l'orchestre du Théâtre des Italiens à Paris (institution disparue en 1878). Il suit les cours de composition d'Adolphe Adam au Conservatoire impérial de musique et obtient un premier prix d'harmonie en 1853. La Gazette musicale de Paris nous apprend que sa Symphonie, exécutée sous sa direction à Turin en 1860, obtient un "éclatant succès".  En 1863, un concert parisien est entièrement consacré à ses oeuvres :Le 22 avril dernier, à la stalle Herz, rue de la Victoire (nom de bon augure!), M. Caliste Borelli, maître de chapelle honoraire du roi d'Italie, a donné, pour la première fois en public, avec le concours de l'excellent orchestre du Théâtre Impérial Italien, et que dirigeait l'habile bénéficiaire, une brillante soirée musicale, exclusivement consacrée à l’exhibition d'œuvres inédites de ce jeune compositeur. Le succès a pleinement couronné l’entreprise. De nombreux et sincères applaudissements ont été la juste récompense de ce début, aussi méritoire que hardi. Dans le riche trésor du jeune artiste, nous citerons en particulier la symphonie en sol mineur et l'ouverture en ré. (REVUE SPIRITUALISTE, ANNÉE 1863. — 1re LIVRAISON) Sa Messe est donnée "avec un vif succès" à l'occasion de son mariage avec Camille Delahaye, "excellente et trop rare soubrette de l'Odéon", comme le note l'Europe Artiste du 3 janvier 1864. Borelli envisage de concourir pour le Prix de Rome, mais il n'est pas naturalisé français et doit renoncer à ce projet.  Il embrasse une carrière de chef qui le mène, dit la presse, dans diverses villes d'eau du territoire. L'on trouve des témoignages de son activité à Nice (1882), Trouville (1884) et Saint-Etienne (1897). Il se fixe à Marseille en 1897. Son arrivée est remarquée : il dirige par coeur un récital entier, où figurent l'ouverture d'Euryanthe (von Weber), la Symphonie en ut mineur de Beethoven et l'introduction du 3e acte de Lohengrin de Wagner. Cette exécution "pleine de vigueur et d'entrain" suscite "la louange du public" qui, s'émerveille la Revue musicale Sainte-Cécile, s'est même abstenu de partir avant la fin du concert, soulignant par défaut une pratique qui semblait courante. C'est en novembre 1899 que, dans cette même ville, a lieu ce qui reste à ce jour la plus ancienne exécution de la 9e Symphonie de Dvořák en France : Nous avons eu une oeuvre, nouvelle pour nous, Au nouveau Monde (sic), de Dvořák, dont on ne connaît que peu la musique, si ce n'est que pour en avoir entendu quelques fragments de ses diverses symphonies "tchèques". Cette oeuvre dont l'instrumentation offre beaucoup d'intérêt, et dont les pensées sont clairement développées, a paru favorablement impressionner le public, qui en a principalement applaudi le Largo et le Final. (La Vedette du 25/11/1899) Le succès est tel qu'une deuxième audition est programmée. On lit dans la Revue musicale Sainte-Cécile du 5 janvier 1900 :L'orchestre a fait entendre une deuxième fois la symphonie Au Nouveau Monde (sic), de Dvořák, que l'on a écoutée avec l'intérêt qu'elle commande.Cette même saison, Borelli fait applaudir une Danse slave sous sa direction. L'année suivante, en avril 1901, la presse salue la disparition à Paris d'un artiste de 68 ans "aussi modeste et intelligent que distingué", un "galant homme et un excellent artiste". Mais comment ce chef discret et estimé en vint à être un précurseur ? La faiblesse du matériel d'époque ne permet pas d'étayer solidement des hypothèses. L'on remarque cependant que Borelli a été un temps "sous-chef d'orchestre des Concerts Lamoureux" avant de se rendre à Marseille. Or c'est précisément cet orchestre de la capitale, sous la conduite de son fondateur Charles Lamoureux, qui fit découvrir aux Parisiens quelques-unes des partitions de Dvořák (au moins une Danse slave, la Romance en fa mineur, la 2e Rhapsodie slave, la Sérénade pour cordes, les Concertos pour violon et violoncelle). Tous ces récitals, donnés avant l'installation de Borelli à Marseille, ont peut-être retenu l'attention du chef italien sur un compositeur de grande valeur et toujours méconnu. On peut aussi évoquer une hypothétique "filière italienne". Leandro Campanari donne la première italienne du Nouveau Monde à la Scala de Milan en novembre 1897. A la demande du public, une seconde audition est aussitôt programmée. Il est possible que Caliste Borelli, attentif aux actualités musicales de son pays natal, se soit ainsi intéressé à la dernière symphonie de Dvořák. Il est intéressant de noter que l'histoire musicale devait bientôt inscrire les chefs d'orchestre italiens parmi les plus grands défenseurs de cette symphonie : que l'on se souvienne d'Arturo Toscanini, Victor de Sabata, Carlo Maria Giulini, Ricardo Muti, Claudio Abbado, Riccardo Chailly parmi tant d'autres. Ce n'est peut-être pas un hasard si, pour le tout premier enregistrement de l'orchestre Philharmonia, c'est à un Italien, Alceo Galliera, que Walter Legge demande de diriger le Nouveau Monde. La terrible disparition prématurée de Guido Cantelli nous prive à jamais de la vision de ce chef exceptionnel. Dvořák en MéditerranéeNous avons déjà évoqué sur ce site les extraordinaires concerts du baron Von Derwies (ou Dervies) et nous venons de parler de Marseille. Mais Monte-Carlo est aussi de la partie : le chef Léon Jehin dirige régulièrement la musique de Dvořák. Les Danses slaves sont programmées au fil de différentes saisons à partir de 1896, mais c'est surtout l'ouverture Othello, donnée en 1898, qui retient l'attention. Heureux auditeurs de Monte-Carlo qui découvrent une oeuvre inconnue dans la France voisine ! Léon Jehin dirige le Nocturne op. 40, dans sa version pour ensemble de cordes, en 1900 et 1913. Quant à la Symphonie n. 9, elle retentit en 1903. Notons que Monaco accueille aussi le Quatuor Tchèque en 1898 et a l'occasion d'entendre deux Valses de Dvořák. Un regard rétrospectif siècle montre que plusieurs pages de Dvořák ont été données en première audition nationale (monégasque ou française) sur la Côte d'Azur. En voici une liste, sans doute non exhaustive, et qu'il faut lire dans un contexte où la musique du compositeur tchèque était rarement jouée dans la France entière : 1879 Danses slaves (Nice, concerts Derwies)1879 Duos moraves (Nice, concerts Derwies)1879 Sérénade en mi majeur pour cordes op. 22 (Nice, concerts Derwies)1879 Nocturne op. 40, en première audition mondiale (Nice, concerts Derwies)1879 Rhapsodie slave op. 45 n° 2 (Nice, concerts Derwies)1879 Rhapsodie slave op. 45 n° 3 (Nice, concerts Derwies)1898 ouverture Othello (Monte-Carlo, Léon Jehin)1899 Symphonie du Nouveau Monde (Marseille, Borelli) et il convient d'ajouter, même si la date est hélas bien tardive : 1982 Rusalka (Marseille, János Fürst) Pourquoi une telle floraison ? L'influence étrangère est essentielle : aucun des chefs d'orchestre ayant dirigé ces premières n'était français. Les musiciens des concerts Derwies venaient de Bohême ou d'Allemagne, Léon Jehin est belge, Caliste Borelli italien, János Fürst hongrois. Les interprètes étrangers du XIXe siècle, sur la Côte d'Azur, échappaient au contexte parisien qui imposait un regard méfiant sur les nouveautés musicales venues d'obscures contrées. C'est, on le rappelle, l'époque de la reconquête nationale encouragée par la Société Nationale de Musique fondée au lendemain de la défaite de 1871. L'état d'esprit patriotique qui contaminait le jugement artistique n'avait vraisemblablement pas la même vigueur dans la lointaine province. Il suffit de comparer les commentaires des critiques méridionaux à l'encontre de Dvořák avec les avis souvent cruels et méprisants de leurs confrères parisiens. Seule l'exécution d'Othello à Monte-Carlo fait-elle soulever quelques réserves ; ailleurs, ce ne sont que louanges et manifestations d’enthousiasme. Il fallait sans aucun doute une certaine distance - au propre comme au figuré - avec l'esprit des élites parisiennes pour mesurer toute la beauté d'une telle musique. Alain Chotil-Fani, 4 février 2017 Liens internet (consultés le 4 février 2017)Caliste Borelli1860 Revue et gazette musicale de Paris (symphonie) https://archive.org/stream/revueetgazettemu1860pari/revueetgazettemu1860pari_djvu.txt 1863 Revue spiritualiste 1863 (récital à Paris) https://archive.org/stream/revuespirituali01pigoog/revuespirituali01pigoog_djvu.txt 1864 L'orchestre (Mariage) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k120264v/f122.item.r 1882 La Renaissance musicale (Nice) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k69701n/f57.item.r 1884 l'Europe Artiste (Trouville) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1196273/f122.item.r 1897 Revue musicale Sainte-Cécile (Saint Etienne) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54902857/f7.item.r 1897 Revue musicale Sainte-Cécile (Marseille) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5490902c/f3.item.r 1898 Revue musicale Sainte-Cécile (Marseille) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5490914k/f3.item.r 1898 Le Ménestrel (Marseille) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5782588k/f8.item.r 25/11/1899 La Vedette (1e audition française de la Symphonie du Nouveau Monde, Marseille) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5673728s/f14.item.r 9/12/1899 La Vedette (1e audition française de la Symphonie du Nouveau Monde, Marseille) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56737474/f14.item.r 15/12/1899 Revue musicale Sainte-Cécile (1e audition française de la Symphonie du Nouveau Monde, Marseille) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54909595/f4.item.r 05/01/1900 La Vedette (2e audition française de la Symphonie du Nouveau Monde) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5490960t/f5.item.r 05/01/1900  Revue musicale Sainte-Cécile (2e audition française de la Symphonie du Nouveau Monde) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5490960t/f5.item.r= 10/02/1900 La Vedette (Danse slave, Marseille) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5685051h/f19.item 18/02/1900 Le Monde artiste (Marseille) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5747387x/f10.item.r 02/03/1900 Revue musicale Sainte-Cécile (Danse slave, Marseille) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5490967q/f4.item.r 23/09/1901 La Vedette (Danse slave, Marseille) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56733396/f12.item.r 14/04/1901 Le Monde artiste (nécrologie) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5539363c/f15.image.r On trouve chez Gallica des transcriptions d'opéra ou musique de salon dédiées au piano : Leggiadra : mazurka : [pour piano] : op. 48 / C. Borelli ; [ill. par] Ch. Loret - 1887 Mireille : fantaisie [pour] piano / C. Borelli ; [d'après l'] opéra de Ch. Gounod - 1887 Roméo et Juliette : fantaisie pour piano / par Borelli ; [d'après l'] opéra en cinq actes, Charles Gounod - 1887 Marguerite : polka brillante : pour piano / composée par C. Borelli - 1873 En route : marche-polka : pour piano / par C. Borelli ; [ill. par] Ch. Loret - 1887  Ces partitions sont disponibles à l'adresse http://gallica.bnf.fr/services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&query=%28gallica%20all%20%22caliste%20borelli%22%29%20and%20dc.creator%20all%20%22borelli%20%2C%20calixte%20%20dalmas%20.%20compositeur%20%281832-1901%29%22&rk=107296;4 Amazon (!) nous présente également une série de partitions : Serenade. [Violin and P.F.] (Morley and Co. Morley's Melodious Gems, etc. No. 5. [1887, etc.])1887Jubilee March - Cello e Basso ad lib. - Op. 54. [One, two or three Violins and P.F. & P.F. solo.]18903 Divertissements pour deux violons avec accompagnement de piano - et violoncelle ad lib. - Op. 53. 1. Pastorale. 2. Tempo di…1890Canzonetta. [Violin and P.F.] (Morley and Co. Morley's Melodious Gems, etc. No. 10. [1887, etc.])1893Camilla. Valse. [P.F.]1892Au Moulin. Scherzo pour violon avec accompagnement de piano. Op. 571890Air de Ballet pour trois Violons avec accompagnement de piano - cello e basso ad lib. - Op. 581890 Voir l'adresse https://www.amazon.es/Libros-idiomas-extranjeros-Calisto-Borelli/s?ie=UTF8&page=1&rh=n%3A599367031%2Cp_27%3ACalisto%20BorelliLeandro CampanariLe créateur en Italie de la Symphonie du Nouveau Monde possède une notice intéressante (en langue italienne) ici : http://www.treccani.it/enciclopedia/leandro-campanari_(Dizionario-Biografico)/ Léon Jehin05/03/1896 Le Temps (Danses slaves, Monte-Carlo) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k234786d/f3.item.r 06/03/1896 La Lanterne (Danses slaves, Monte-Carlo) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k75103087/f3.item.r 16/04/1897 La Justice (Danses slaves, Monte-Carlo) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k824457t/f3.item.r 27/11/1898 Gil Blas (ouverture Othello, Monte-Carlo) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7531406m/f4.item.r 28/11/1898 Le Petit Parisien (ouverture Othello, Monte-Carlo) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k518738p/f4.item.r 02/12/1898 NuméroRevue musicale Sainte-Cécile (ouverture Othello, Monte-Carlo) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54909276/f5.item.r 26/11/1900 Gil Blas (Nocturne, Monte-Carlo) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7535949b/f4.item.r 26/11/1900 Le Radical (Nocturne, Monte-Carlo) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7612240z/f3.item.r 28/11/1900 Le Rappel (Nocturne, Monte-Carlo) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k75454227/f3.item.r 18/03/1903 L'Intransigeant (oeuvre non spécifiée, Monte-Carlo) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7829949/f3.item.r 10/10/1903 Angers-artiste (statistiques saison 1901-1902 à Monte-Carlo) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5650882f/f9.item.r 29/12/1903 Le Journal (Symphonie du Nouveau Monde, Monte-Carlo) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k76282403/f6.item.r 06/02/1910 Comoedia (Nocturne, Monte-Carlo) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k76461480/f1.item.r 28/12/1913 Les Annales politiques et littéraires (oeuvre non spécifiée, Monte-Carlo) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5805213s/f10.item.r 12/05/1914 Figaro (oeuvre non spécifiée, Monte-Carlo) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k290313z/f5.item.r 13/05/1914 Le Matin  (oeuvre non spécifiée, Monte-Carlo) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k570885t/f5.item.r 13/05/1914 Le Radical (oeuvre non spécifiée, Monte-Carlo) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7603440p/f4.item.r Le Quatuor Tchèque à Monte-Carlo20/03/1898 Le Journal (Quatuor tchèque, Valses, Monte-Carlo) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7618224q/f3.item.r

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